Le futur du web par Loic Le Meur
Etiqueté tantôt bloggueur tantôt entrepreneur, Loïc Le Meur est ce technophile français, conseiller de Nicolas Sarkozy en matière de nouvelles technos pendant sa campagne, parti créer sa startup dans la Silicon Valley.
Elle est donc montée sa startup : il s'agit se Seesmic. Si on enlève le concept ou le côté marketing, et si on analyse d'un pur aspect technique, il s'agit plus ou moins d'un nouveau Youtube avec une dimension conversationnelle.
En étant très critique on pourrait dire que c'est comme son blog sans les 2 lignes de textes entre chaque vidéo, ou comme son site loic.tv mais avec un fond noir. Plus prosaïquement, ça faisait un moment que le blog de LLM n'était plus qu'une suite ininterrompue de vidéos entrecoupées de quelques lignes explicatives, et encore ... quand il y avait de l'argent à gagner pour citer une marque ... lol. Je critique LLM, mais il n'est pas le seul à avoir donné ce travers à son blog (le komodo azuréen égaklement). On est ainsi passé d'une vidéo pour illustrer, à quelques lignes de texte pour expliquer. Et c'est ainsi que peu à peu chaque blog s'est transformé en une suite désordonnée de scénettes sans intérêt.
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Perso, je ne suis pas contre les vidéos : il y a même des blogs qui s'y consacrent entièrement, avec ensemble et pourquoi pas l'avouer un certain talent. Emilien, Monsieur Dream par exemple (son site).
Donc pour son nouveau site Seesmic, l'objectif est de construire une communauté. Par communauté, comprenez une population présentant un profil similaire ou voisin : «l'important c'est que cela décolle, en termes d'audience et de notoriété notamment. Après, on s'intéresse aux revenus» dixit LLM. Une tribu. Mi captive, mi adicte et pleinement technophile. «Par exemple, il y a deux jours, il y a eu dans Seesmic une conversation à propos de l'iPhone avec 150 vidéos. Là, on peut mettre des liens commerciaux, des publicités, cela peut aussi être très intéressant en termes de sponsoring». Et si possible une population sensible aux marques : «On a fait des tests avec Nike. Seesmic pour les marques c'est un ' focus group' permanent et mondial, donc quand on leur parle de ça elles adorent».

Donc en fait de concept conversationnel par vidéo interposée, il s'agit plus d'un Youtube structuré et orienté vers un modèle conçu dés son origine pour être le réceptacle et le vecteur d'une campagne marketing. «Nous parions sur une reproduction du phénomène des Google Adsense mais en vidéo. Aujourd'hui c'est un phénomène marginal. YouTube fait quelques dizaines de millions de dollars de chiffre d'affaires là-dessus. C'est ridicule. Mais il faut commencer maintenant pour être prêt dans cinq ans. Nous allons mettre des « méta-data » sur les vidéos. Avec du texte».
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