dimanche 22 juin 2008

Les nouvelles technos financeront la télé

Après sa dernière réunion le 18 juin, la commission Copé va rendre son rapport au Président de la République le 25 juin. Cette commission a vu le jour pour répondre à une idée présidentielle datant de début 2008 (cf billet du 10 janvier 2008 Sarkozy veut taxer les nouvelles technos pour financer les anciennes). Rappelons que l'objectif de cette mission conduite par Jean-François Copé est, essentiellement, de trouver des sources de financement pour répondre au vœu présidentiel de supprimer la publicité sur les chaînes publiques. Le résultat de cette mission est une myriade de mesures correspondant à autant de transferts financiers. L'objet de cet article est de se concentrer sur les mesures faisant entrer en scène internet comme vecteur de communication.

La proposition de la commission Copé qui touche le plus directement internet est actuellement une taxe de 0,5% sur le chiffres d'affaires global des opérateurs de télécommunications. Ce qui veut dire que sont touchés par cette taxation : l'accès internet, les télécommunications fixes, mobiles, les services internet (offre triple play, SMS ...).




Vu au travers du prisme de la stratégie économico-financière, c'est particulièrement bien vu. Faire financer France Télévisions, medium utilisé par un vecteur au taux d'équipement de 98% (donc a son maximum) par des media (accès internet et téléphonie portable) au taux d'équipement de 75% et en plein essor est d'une rare habileté et permet largement de voir venir.
D'un point de vue de tactique politique la mesure clef est cette fameuse taxation des télécoms. En fonction du curseur elle amènera entre 200 et 400 millions d'euros par an. Le problème est que la commission n'apporte aucune alternative au cas où l'application de cette mesure serait recalée au niveau constitutionnel ou européen.




Coté entrepreneurial, la mesure est accueillie fraichement et Frank Esser, président de la FFT, de rappeler que la mesure «... serait extrêmement dangereuse pour le secteur». C'est pour le côté mise en garde. Pour le côté dissuasif, Frank Esser ajoute : «C'est pourquoi, dans le cas où nos entreprises seraient amenées à supporter une taxation spécifique, elles pourraient n'avoir d'autre choix que de la répercuter sur leurs factures». Effectivement ça serait du plus mauvais effet chez les internautes que de voir apparaître une ligne sur leur facture internet ou portable : taxe pour le financement de France Télévisions.

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Blog web-mobilitéTaxation des nouvelles technologies pour financer les anciennes (10 janvier 2008)


Site International Herald TribuneArticle du International Herald Tribune (8 janvier 2008)


Interview d'Hervé Chaballier : 'Le secteur public restera sous financé'Interview d'Hervé Chaballier : 'Le secteur public restera sous financé'


Télérama : 10 propositions pour la télé publiqueTélérama : 10 propositions pour la télé publique

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