MyBarakObama
La récente élection de Barack Obama remet le focus sur un élément qui avait émergé lors de la présidentielle de 2007 : l'émergence d'internet comme vecteur de dialogue et d'interactivité avec les électeurs. «L'usage extensif d'internet, manié avec brio par Barack Obama pendant sa campagne, promet de révolutionner la communication entre le président et les Américains, comme Franklin Roosevelt l'avait fait avec la radio. [...] Mais je pense que ce discours sera désormais diffusé sur YouTube, et qu'il sera traduit dans toutes les principales langues du monde, espagnol, français, arabe, farsi.... Le président ne s'adressera plus seulement à ses concitoyens mais à des centaines de millions de citoyens dans le monde. Cela va changer non seulement les rapports entre le président et ses administrés, mais aussi la relation des Etats-Unis avec le monde. Certains gouvernements risquent de ne pas être très enthousiastes...», estime Simon Rosenberg, un ancien de la campagne de Bill Clinton en 2002.
Dans sa stratégie internet, l'équipe de Barak Obama a privilégié la relation humaine, car aussi bien internet que la politique sont avant tout des histoires de relation. Les questions d'argent ne sont pas celles abordées de prime abord, contrairement au site de Mc Cain ou dès la homepage, il vous est proposé de contribuer financièrement à ses dépenses de campagne.
Barak Obama est le candidat qui a le plus et le mieux utilisé le côté 'social' d'internet. Il a privilégié MySpace et Facebook à un site barakobama.com, internet comme moyen de faire se rencontrer les hommes et les idées plutôt que comme média simple diffuseur d'idées. Autre avantage qualitatif, Barak Obama s'est entouré d'un staff dédié au volet internet de sa campagne avec notamment rien de moins qu'un des cofondateurs de Facebook : Chris Hughes.
D'un point de vue politique, des campagnes telles que celle de GW Bush en 2000 se sont gagnées grâce aux donations des plus riches (moins de 700 personnes vont fournir plus de la moitie de ses fonds). C'est le résultat atteint dans une Amérique où l’élection présidentielle en était venue au point de faire gagner le candidat à même d’obtenir les contributions du quart du 1% le plus riche des Américains et où le politicien idéal était devenu un pur agrégat de résultats d’enquêtes d’opinion, vendu grâce à un bon marketing politique.
Barak Obama quant à lui s'est appuyé sur des centaines de milliers des petits dons, et autant d'ardeur et d'espoir. Lorsqu'on regarde le déroulement des campagnes aux Etats-Unis sur ces dernières décennies, le virage a été pris par le candidat Howard Dean lors de la campagne de 2004. Cet inconnu au niveau national américain a pu rivaliser avec les plus riches, avec comme seul appui et seule force le net.
A noter, fait assez surprenant : des étudiants étrangers ont soutenu, participé et sué pour soutenir bénévolement la candidature de Barak Obama. Il est fort à parier qu'une fois revenus dans leurs pays respectifs, ils ne verront plus l'exercice de la démocratie de la même manière.
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1 commentaires:
Le changement est en marche nous dit il ... tien sa me rappel un président français qui parlait de réel changement, et qui au final à pas fais avancer la France sauf dans le gouffre.
Oui je fais ma mauvaise langue et c'est risquer vue que tout le monde et toute la presse et pour lui ... toute la presse tien surprenant?... qu'ont ils à y gagné eux que se soit lui le président?.... après tout il faut bien aussi entendre d'autre version que la version officiel.
Maintenant c'est sur que par apport à Bush il ne pourra que être bien... j'espère.
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