lundi 19 mai 2008

Données personnelles et Constitution

Le président de la CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés), Alex Türk, par ailleurs sénateur et juriste, s'est fixé pour mission de faire reconnaître le caractère fondamental et constitutionnel du droit à la protection des données personnelles. Il souhaite profiter de la mission qui a été récemment confiée à Simone Veil sur «une nouvelle rédaction du préambule de la Constitution», pour faire entrer le droit à la protection des données dans le texte fondateur de la Ve République. Rappelons que cette position est déjà adoptée par 13 des 27 pays membres de l'Union Européenne.

«Nous sommes aujourd'hui confrontés à une problématique récurrente de traçage de la personne dans l'espace et dans le temps», a précisé vendredi 16 mai Alex Türk, à l'occasion de la présentation du rapport annuel de la Cnil. «Dans l'espace, par le déploiement de technologies comme le GPS ou les puces RFID. Et dans le temps, en raison des informations à caractère personnel stockées [sans limite dans le temps] sur des réseaux sociaux, comme Facebook ou MySpace, et sur les différents moteurs de recherche.» Outre les données personnelles stockées par les moteurs de recherche et les réseaux sociaux, Alex Türk s'inquiétait également des données stockées par Velib, la carte Navigo et par l'hécatombe des demandes de consultation des fiches des RG.

Au final, estime le président de la Cnil, «l'individu se retrouve face à la remise en cause de deux de ces libertés fondamentales : celle d'aller et venir et la liberté de pensée et d'expression, mise à mal pas la négation actuelle du droit à l'oubli. Tout cela fait que l'on peut se retrouver à 50 ans en porte-à-faux avec des propos tenus quinze ou vingt ans plus tôt. Cela n'est pas tenable !».

A la lumière du manque de vigueur mis par la CNIL pour défendre l'espace de droit qui existe déjà en matière de protection des données personnelles considérées comme élément de la vie privée, il ne me fait aucun doute que la position adoptée par le président de la CNIL revêt plus les habits de la démarche de principe que de l'armure de combat. Il est bon de rappeler que les avis négatifs de la CNIL concernant le passeport biométrique n'ont eu aucun effet sur la puissance administrative et ont été publiés au Journal Officiel après les décrets instituant ladite réglementation sur ce passeport biométrique. C'est dire quel est le niveau de perception de l'avis de la CNIL en haut lieu.


Lorsque la CNIL, bastion de la défense des données individuelles accorde à la SPPF [Société Civile des Producteurs de Phonogrammes, un lobby de l’industrie du disque] le droit de collecter les adresses IP, la donne se complexifie un peu plus. Alex Türk, son président, s'en défend : «Il faut être clair. Une décision prise par le Conseil d’Etat puis par la Cour d’appel a instauré le caractère non-personnel de l’adresse IP. Nous avons été obligés d’appliquer les décisions dictées par l’Institution. Néanmoins, grâce à une procédure introduite récemment, un pourvoi dans l’intérêt de la loi , nous avons fait remonter cette problématique et défendu une fois de plus le caractère personnel de l’adresse IP. Nous attendons une réponse. Pour la CNIL, il n’existe aucune ambiguïté, une adresse IP reste une information personnelle. Nous espérons que la Cour de Cassation adoptera une position identique à la notre.»

Au niveau européen, le G29 (en référence à l'article 29 de la directive européenne du 24 octobre 1995 sur la protection des données qui l'a institué), groupe des Cnil des pays de l'Union, a récemment travaillé à une recommandation sur les moteurs de recherche et sur les réseaux sociaux. Et des auditions pourraient se tenir cet automne à Bruxelles avec les principaux acteurs du secteur, à commencer par Google et par Microsoft. La réunion des vingt-sept CNIL européennes, présidée depuis cette année par Alex Türk, a également recommandé «une réduction très sensible [à six mois au lieu de dix-huit actuellement] de la durée de conservation des données par les moteurs de recherche» et autres réseaux sociaux sur le Net du type Facebook et MySpace. Facebook semble particulièrement inquiéter M. Alex Türk : «Nous sommes préoccupés par le poids de sociétés comme Facebook ou Google. Les difficultés proviennent de leur caractère international. Des pays comme ceux de l’Union européenne et d’autres possèdent des organismes de contrôle destinés à juguler les abus. En revanche, en Asie, en Afrique ou aux Etats-Unis, de tels organismes n’existent pas, d’où une relative paralysie. En ce moment, un débat très important sur les standards internationaux [pour la protection de la vie privée sur la Toile] a lieu. Tout le monde s’accorde sur la nécessité d’installer une norme commune à tous. Mais il n’est pas sûr que tous les acteurs en présence en aient la même définition. Ce débat s’annonce crucial pour l’avenir.»


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Article Le MondeArticle Le Monde (17 mai 2008)


Audition de M. Alex Türk à l'Assemblée Nationale (26 mars 2008)Audition de M. Alex Türk à l'Assemblée Nationale (26 mars 2008)


Site Net-Iris - Facebook, quels enjeux juridiques (6 mars 2008)Site Net-Iris - Facebook, quels enjeux juridiques (6 mars 2008)


Site L'expansion - Protection des donées : la CNIL veut en faire une liberté fondamentale (19 mai 2008)Site L'expansion - Protection des donées : la CNIL veut en faire une liberté fondamentale (19 mai 2008)


CNIL - 28ème rapport (exercice 2007)CNIL - 28ème rapport (exercice 2007)()


Directive européenne relative à la protection des données personnelles (1995)Directive européenne relative à la protection des données personnelles (1995)


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dimanche 18 mai 2008

Google FriendConnect

Google FriendConnectL'objectif est de réunir permettre de réunir, par le biais des réseaux sociaux, les sites entre eux et d'en fluidifier les interactions : Facebook, Orkut etc. vont permettre de rendre social un site qui ne l'était pas, et ce à moindre coût.

Selon ce qu'annonce Google, l'inscription de son site à l'expérience permet de disposer de centaines de gadgets Google ou de la communauté OpenSocial et ainsi de développer son audience (gadget permettant de partager ou d'inviter des amis) ou d'échanger avec les internautes d'autres réseaux sociaux.


Un site dans l'architecture Google FriendConnect

Dit comme ça, c'est peut-être encore un peu nébuleux. La vidéo permet de voir techniquement comment on joue avec les gadgets pour implémenter cette couche 'sociale'.






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Site Google FriendConnectSite Google FriendConnect


Site Google OpenSocialSite Google OpenSocial


Communauté OpenSocialCommunauté Google OpenSocial


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Google-Yahoo-Microsoft : Bataille au sommet

Yahoo-Microsoft-GoogleLa société de mesure d'audience comScore Inc. a formellement annoncé pour la première fois, Google comme première destination des internautes avec 141,1 millions de visiteurs uniques pour avril 2008, en augmentation de 18% par rapport à la même période que l'an dernier. Yahoo voit son audience augmenter de 7% à 140,6 millions de visiteurs. Microsoft arrive derrière avec 121 millions d'internautes.

Google ayant longtemps dominé la recherche sur internet, il n'est pas étrange de la voir arriver à la première place des destinations préférées des américains. C'est à partir de cette position de leader dans le marché de la recherche sur internet que ce sont développés les autres services de Google : Picasa, GMail, Youtube.

Par contre Yahoo continue d'être le leader en termes de nombre de pages vues avec 33,6 milliards de pages vues contre 28,7 milliards pour Google. Les internautes continuent de considérer Google comme un simple moteur de recherche.


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Site google.comSite Google France


Site comScore IncSite comScore Inc

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samedi 17 mai 2008

Invention du laser

Régulièrement, Google nous fait la surprise d'un nouveau logo pour célébrer un moment important. Le 16 mai, un logo, représentant a priori des rayons laser avait laissé un certain doute sur la signification de sa présence.










Il s'agit en fait de l'anniversaire de l'invention du premier laser opérationnel le 16 mai 1960 dans un laboratoire de Hugues Research Laboratories en Californie par Théodore Maiman. Cela nous permet par la même occasion d'apprendre que le mot laser est en fait un acronyme pour : «Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation».


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Site Devex.comUniversité de Chicago - Article de presse



Rechercher Laser sur WikipediaLaser sur Wikipedia



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jeudi 15 mai 2008

Fin d'OReilly France

Depuis ce week-end, les éditions O’Reilly France ont fermé leurs portes, faisant face à une situation trop difficile depuis quelques mois en Europe.

«Les éditions O'Reilly ont fermé définitivement.» peut-on lire sur le site français de l’éditeur.
«Nous sommes sincèrement désolés pour le (trop) petit nombre de lecteurs qui appréciait nos ouvrages», explique-t-il par la suite.

«Il y a deux ans, notre maison mère, à qui la baisse des ventes de livres d’informatique en librairie n’avait pas échappé, nous avait mis au défi de revenir à l’équilibre sans direction commerciale et avec un chef des ventes comme unique représentant pour toute l’Europe francophone», lâche une personne concernée sur le blog Immateriel.wordpress.com.

«Nous avons alors misé sur la montée de la demande en matière d’ouvrages numériques» continue-t-il, expliquant encore qu’une librairie en ligne recueillant plus de 350.000 pages virtuelles avait été mise en place. Le résultat ? «Plus de 40% du CA net réalisé grâce à nos seuls ouvrages PDF ! Tout ça sans DRM, ni piratage organisé» !

Et pourtant, il semble que ça n’ait pas suffit. Pour la suite, une autre maison d’édition pourrait se porter candidate pour diffuser les titres d’O’Reilly, sur papier comme en version numérique.


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Site O'ReillySite O'Reilly
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lundi 12 mai 2008

Myspace s'ouvre au partage d'information

L'interconnexion entre sites web augmente, comme le montre le plan dévoilé par MySpace qui prévoit que les utilisateurs de MySpace pourront partager les informations contenues dans leurs profils avec d'autres sites web. Le site actuellement au top des réseaux sociaux avec 117 millions d'utilisateurs dans le monde veut baisser le nombre des login et logout en partageant les informations de connexion.

Des sites comme eBay, Photobucket, Twitter et les sites ou Yahoo est opérateur sont ouverts à une certaine ouverture des frontières entre leurs sites respectifs qui, rappelons le, ont un total de 150 millions d'utilisateurs non compris ceux de MySpace. «Il est courant de considérer qu'un réseau social soit une chasse gardée. Nous allons nous employer pour abattre ces frontières.» insiste Amit Kapur, Chief Operating Officer chez Myspace. Les utilisateurs doivent avoir la possibilité d'échanger des photos, des vidéos, des listes d'amis, de discuter de leurs goûts musicaux au travers des sites. L'objectif étant pour chaque utilisateur d'être capable d'utiliser internet plus efficacement et mieux en mettant à disposition plus d'informations de connexion dans leur profil. Les utilisateurs vont décider quelles informations ils veulent partager avec quels sites. Ils auront toujours, par ailleurs, la possibilité de mettre fin à ce partage, car ces informations ne seront pas stockées sur les sites utilisateurs, mais uniquement chez MySpace.

Ce changement fait partie de la politique de MySpace "Initiative concernant la mise à disposition des données" qui veut favoriser l'ouverture des frontières d'internet et promouvoir une interaction entre les différents sites utilisant les réseaux sociaux. Cela permettra également aux différents sites de créer une communauté internet interactive qui progressivement sera capable de fonctionner de manière indépendante.

En ouvrant les canaux de l'information a des sites tiers, certains y voient également la possibilité d'augmenter leurs revenus : augmentation de l'audience oblige. La publicité ciblée pourrait sauter sur l'occasion, mais MySpace a clairement exprimé que cela ne faisait pas partie de ses projets pour le moment.


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Site MySpaceMySpace


Site PhotoBuckletPhotoBucklet


Site TwitterTwitter

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dimanche 11 mai 2008

Europe : Google Street View débarque

Google Street View est un service enrichissant Google Earth ou Google Maps et qui permet de visualiser en photo les rues d'une ville. Assez bluffant, il est similaire par son fonctionnement à ce qu'on trouve dans les Pages Jaunes pour une trentaine de villes françaises. Conformément à la politique de Google, il est bien entendu intégré aux autres outils. On peut ainsi exporter une vue Google Street View directement sur un autre support internet. Ci-dessous, une vue depuis le Bay Bridge de San Francesco.


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Lancé aux Etats-Unis en avril 2007, le service a séduit nombre d'américains. Il a aussi essuyé une levé de boucliers lorsque les américains ont pu visualiser le résultat. Il est vrai que le degré de précision est tel que les individus y sont parfaitement identifiables. Et comme il n'est pas forcément flatteur d'avoir été choppé en train de se gratter le nez ...


Agrandir la carte


Les premiers a avoir réagi ont été les militaires américains. On peut d'ailleurs se demander pourquoi les photographies de sites militaires on été autorisés. Le département de la défense américain, après avoir «reçu un rapport (...) informant que Google avait collecté une imagerie détaillée et des vues à 360 degrés d'une base au Texas», a demandé à la société de retirer l'ensemble de ces clichés. Ceux-ci représentent, selon le général Gene Renuart, chef du commandement militaire américain responsable de la défense intérieure, «un véritable risque pour la sécurité [des] installations militaires [américaines] : On voit où sont tous les gardes, comment les barrières se lèvent et se rabaissent. On voit comment entrer ou sortir des bâtiments.» Google a accédé à cette demande et retiré ces images de son service de cartographie locale. Le Pentagone a, dans la foulée, diffusé à l'ensemble des bases et installations de l'armée américaine l'ordre d'interdire l'accès aux équipes de Google Street View. Réplique de Google : la politique du groupe, selon son porte-parole, est de photographier exclusivement ce qui est visible depuis la rue. Difficile, dans ces conditions, de demander à Google de retirer des prises de vue réalisées depuis un espace public, ou depuis un avion ou un satellite.

Deuxième type de réaction : les réactions des particuliers, piétons visibles, reconnaissables et identifiables dans la rue ou aux fenêtres de leur habitation. Cf. photo ci-dessus de la personne se grattant le nez. Sachant par ailleurs que des sites complets ( StreetViewVoyeur.com par ex.) sont consacré au recensement des photos drôles ou insolites issues de Google Street View, il est compréhensible que lorsqu'on se trouve épinglé sur un de ces site, cela peut être méchamment pris. Aux Etats-Unis ou la judiciarisation peut être poussée à l'extrême, Google se retrouve avec des procès au motif que la valeur du bien photographié aurait perdu de la valeur. Par ex. la procédure (article et procédure complets) entamée par ce couple de Pennsylvanie.

Procédure judiciaire entamée contre Google

Une riposte s'est faite jour : l'emballage des caméras des Google cars avec des sachets plastique de supermarché. Rudimentaire, mais efficace.

Depuis quelques semaines, les Google cars ont débarqué en Europe : Italie, Royaume-Uni, Pays-Bas et France. Comme vous le voyez ci-dessous, il s'agit d'une véritable armada qui est utilisée afin de cartographier les Pays-Bas. Ici dans la ville d'Amsterdam, le 27 avril 2008.

Les Google cars - Amsterdam - 27 avril 2008 - Laars van der Goor

D'un point de vue purement juridique, en France, le droit à l'image est protégé par les articles 226-1 à 226-8 du Code civil : tout individu jouit d'un droit au respect de sa vie privée ainsi que d'un droit à l'image. En vertu de ces dispositions, la publication ou la reproduction d'une photographie sur laquelle une personne est clairement reconnaissable n'est possible qu'avec son consentement écrit préalable, que l'image soit préjudiciable ou non. Font exception à cette règle les photos de foule où la personne n'est pas le sujet central, les personnalités publiques et les célébrités ainsi que les photos prises de loin ou de dos.

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En savoir plus ... :

Site StreetViewVoyeur.comSite StreetViewVoyeur.com


Site Immersive MediaSite Immersive Media


Crédits photo ... :


Site Flickr de Laars van de GoorLaars van de Goor (site Flickr)
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samedi 10 mai 2008

Publicité contextuelle : accord Google Yahoo

A priori, l'idée d'un accord entre Google et Yahoo concernant la publicité en ligne ne serait pas que du bluff destiné à agacer Microsoft. Rappelons que Microsoft cherche à mettre la main sur Yahoo en ce moment même. Apparemment, selon une source proche de Google, l'accord devrait être annoncé sous peu. Cet accord consisterait pour Google à fournir des publicités en ligne à Yahoo pour sa partie résultats de recherche. Yahoo a effectué des reésultats sur un périmètre restreint pendant deux semaines en avril. Yahoo teste depuis le 9 avril dernier le service AdSense de Google. Les publicités contextuelles du moteur de recherche s'affichent dans 3% des pages de résultats générées par Yahoo, et ce uniquement aux Etats-Unis.

La forme que prendra le partenariat sur le terrain n'est pas encore définie, notamment à cause de la période d'incertitude liée à l'offre en cours de Microsoft sur Yahoo. Les analystes de Citigroup, dans un rapport d'étude datant de février, ont estimé que les publicités en ligne présentes dans les résultats de recherche rapportent moins de 4 cents par clic pour Yahoo, alors que Google en tire plus de 9 cents par clic.

Yahoo-Microsoft-Google : l'impossible ménage à trois

La fusion entre les nos 1 & 2 de la publicité en ligne sur internet pourrait déplaire aux institutions antitrust. Mais Yahoo a prévu d'offrir un système ouvert, ou d'autres que Google pourraient offrir leurs publicités en ligne. Cela permettra de mettre en marche un système dynamique d'enchères où les publicités les plus rémunératrices seraient automatiquement sélectionnées. Mais on ne sait pas encore de manière certaine si Yahoo à étendu cette offre pour participer au système d'enchères à d'autres que Google; on pense notamment à Microsoft. Les deux groupes ont indiqué avoir informé le DoJ du lancement de ce test. Une information confirmée par l'institution. Selon le cabinet Hitwise, une alliance entre Google et Yahoo permettrait de contrôler 80 % du marché de la publicité sur internet. Un chiffre qui doit logiquement déclencher une enquête antitrust et même enterrer l'hypothèse d'un rapprochement entre les deux groupes.

Chez Yahoo on ne commente pas. Par contre chez Microsoft, Steve Balmer ne s'est pas privé d'envoyer un courrier à son homologue de Yahoo, Jerry Yang, ou il stigmatise cet accord avec Google : «Nos discussions avec vous nous ont permi de conclure que, entre-temps, vous avez fait un chemin qui rend l'acquisition de Yahoo par Microsoft plus improbable. L'accord va amoindrir le propre système d'annonces publicitaires de Yahoo, rendant plus probable l'hémorragie de ses employés»


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En savoir plus ... :

Article Le Monde InformatiqueYahoo & Google prolongent leur accord
[Le Monde Informatique - 18 avril 2008]

Article Le Monde InformatiqueLa justice américaine se penche sur l'accord Yahoo-Google
[Le Monde Informatique - 25 avril 2008]

Lettre de Steve Balmmer à Jerry YangLettre de Steve Balmmer à Jerry Yang [news.com 3 mai 2008]


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jeudi 8 mai 2008

Lorsque le web 2.0 optimise l'aide humanitaire

Logo DevexDevex.com est un site internet qui se propose de faciliter la collaboration entre les acteurs du développement international en mettant à leur disposition un réseau communautaire en ligne.

Les outils de l'Internet deuxième génération sont à même de faciliter la collaboration entre les acteurs de l'aide humanitaire. C'est de cette idée qu'est parti le projet de Devex.com, qui a mis au point une plate-forme communautaire, participative et collaborative. Le site, dont la nouvelle version a été lancée le 21 avril, est destiné aux professionnels de l'aide internationale, quelque soit leur spécialité : santé, urgence, eau, social, etc. Son objectif est de favoriser la communication entre les acteurs de l'aide humanitaire internationale afin d'en accroître l'efficacité. Devex développe pour ce faire les outils Web 2.0 tels que les wiki et des concepts appliqués entre autres sur Facebook. La plate-forme fonctionne comme un réseau qui fournit les dernières informations internationales et les données du marché dont les professionnels peuvent avoir besoin pour comprendre les enjeux du domaine sur lequel ils agissent. Je ne connais pas la rapidité de diffusion ou de prise en comptes des "dernières informations" mais à ce jour, il n'y a toujours rien sur la Birmanie et c'est dommage.


La communauté ainsi créée permet à des acteurs traditionnels comme la Banque Mondiale et à des petites structures non gouvernementales de cohabiter et établir de nouveaux partenariats. Elle regroupe aujourd'hui plus de cent mille membres, provenant de cent vingt pays. Le président de Devex, Raj Kumar, indique qu'afin de s'assurer un impact le plus important possible, il est essentiel de faire en sorte que le marché du développement international soit le plus efficace possible. Ce en combinant les meilleurs professionnels et entreprises avec les projets les plus adéquats à leur expertise. Le tout en respectant les prix les plus bas possibles. "C'est ce que nous permet de réaliser une plate-forme en ligne", déclare Brian Atwood. Cette dernière met en commun les connaissances, les savoir-faire mais aussi les informations, afin d'identifier les projets en cours et ceux à venir.


"Nous avons l'obligation de nous assurer que les 200 milliards de dollars annuels alloués aux projets humanitaires vont aux gens qui en ont le plus besoin", explique Brian Atwood, conseiller chez Devex. "Il s'agit aussi de s'assurer que l'argent n'est pas destiné à payer des consultants occidentaux, et qu'il permet de former les agents sur place, là où on a besoin d'eux". L'idée étant aussi de s'assurer que les fonds récoltés sont bien destinés au pays les plus nécessiteux et sont bien dépensés pour les projets prévus. A noter : Devex publie également les annonces de recrutement pour les missions d'aide internationale, dans les domaines sociaux, de la santé et de l'aide d'urgence.

On notera la présence de M. Bernard Kouchner comme membre du Comité Consultatif. Egalement une présence sur Facebook, mais présence essentiellement marketing, due au lancement du site internet. C'est une des dérives actuelles de Facebook : il faut y être présent, mais de moins en moins de monde sait pourquoi. Ainsi le groupe Facebook Devex.com ne compte que 7 personnes...


Groupe Devex sur Facebook

On appréciera moins la présence d'un choix langue française sur le site, qui se révèle être d'usage très parcimonieux et réservé à quelques titres de rubrique dans le site, l'ensemble du site étant rédigé en anglais. Par ailleurs la traduction en français est douteuse et approximative (genre passé par un traducteur automatique)


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En savoir plus ... :

Site Devex.comSite Devex.com
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mardi 6 mai 2008

Etude Médiamétrie (équipement internet haut-débit)

Plus d'un français sur 10 agé de plus de 11 ans, interrogé par Médiamétrie en mars 2008, a déclaré être allé au moins une fois sur internet dans les 30 derniers jours. Cela fait 9% de plus qu'en mars 2007.



La France a dérégulé le secteur des telecoms en 2004, laissant la compétition s'installer entre les FAI. La largeur de la bande passante a augmenté de façon importante sur ce marché. Plus de la moitié des foyers étaient équipés en internet (52,4%) en 2007. Ce chiffre va dépasser les 70% en 2012.





Quelques-uns utilisent encore une connection par téléphone. En mars 2008 93,5% des utilisateurs disposent d'une connexion à large bande contre 94,2% un an plus tôt.



Si la proportion de français ayant internet à leur domicile ne cesse de croître, pourquoi la proportion d'internautes disposant d'une connexion à large bande est-elle en baisse (1% en un an) ? Les experts se sont creusés la tête et ont trouvé que peut-être que :

  • les convertis tardifs à internet trouvent la connexion téléphonique beaucoup plus simple à mettre en place, puisque ne necéssitant qu'un téléphone standart
  • les utilisateurs occasionnels se sont aperçu que leur fréquence d'utilisation ne nécessite pas une connexion large bande
  • le prix d'une connexion large bande peut rebuter les ménages ayant quelques difficultés financières







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En savoir plus :

Médiamétrie : Références des équipements multi-media

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