mardi 24 juin 2008

ICANN nouveaux noms de domaine en 2009

L'ICANN organise en ce moment (du 22 au 26 juin 2008) sa 32ème réunion publique internationale à Paris.








Les trois points forts des débats :

  1. L'introduction d'IPv6
    Pour répondre à la saturation du réseau (géré en IPv4) en nombre d'IP possibles.

  2. Les nouveaux gTLDs
    Pour pouvoir 'fabriquer' son propre nom de domaine. Prévu pour début 2009, cette nouveauté va permettre de faire entrer plein d'argent dans les caisses de l'ICANN. C'est l'actuelle mesure qui a focalise l'attention de tous en ce moment.

  3. Les IDNs
    Pour favoriser l'utilisation des langues d'alphabets non latins dans les noms de domaines.







Le MEDEF a brieffé la semaine dernière, une cinquantaine d'entreprises françaises sur le rôle, le fonctionnement et l'organisation de l'ICANN dans le domaine de l'internet. Histoire qu'elles soient préparées à l'évènement et s'y impliquent. La nouveauté pour les entreprises c'est les Business Access Events regroupant des évènements destinés spécifiquement aux entreprises. Avec entre autres joyeusetés des problématiques de type :
  • IPv6 : le futur d'internet ? Migration IPv4 -> IPv6 ...
  • Gérer la transisiton entre DNS et IDNs (acceptation des caractères accentués et des caractères non latins dans les noms de domaines, en respectant les règles propres aux langages et scripts - qui eux n'acceptent pas d'autres caractères que latins ...)
  • Introduction des nouveaux gTLDs
  • une conférence sur la propriété intellectuelle


________________________________________________________________________________________________________________ En savoir plus ... :

Site de l'ICANNSite de l'ICANN
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lundi 23 juin 2008

Le futur du web par Loic Le Meur

Etiqueté tantôt bloggueur tantôt entrepreneur, Loïc Le Meur est ce technophile français, conseiller de Nicolas Sarkozy en matière de nouvelles technos pendant sa campagne, parti créer sa startup dans la Silicon Valley.

Elle est donc montée sa startup : il s'agit se Seesmic. Si on enlève le concept ou le côté marketing, et si on analyse d'un pur aspect technique, il s'agit plus ou moins d'un nouveau Youtube avec une dimension conversationnelle.

En étant très critique on pourrait dire que c'est comme son blog sans les 2 lignes de textes entre chaque vidéo, ou comme son site loic.tv mais avec un fond noir. Plus prosaïquement, ça faisait un moment que le blog de LLM n'était plus qu'une suite ininterrompue de vidéos entrecoupées de quelques lignes explicatives, et encore ... quand il y avait de l'argent à gagner pour citer une marque ... lol. Je critique LLM, mais il n'est pas le seul à avoir donné ce travers à son blog (le komodo azuréen égaklement). On est ainsi passé d'une vidéo pour illustrer, à quelques lignes de texte pour expliquer. Et c'est ainsi que peu à peu chaque blog s'est transformé en une suite désordonnée de scénettes sans intérêt.













Loic TVBlog Loic Le Meur


Perso, je ne suis pas contre les vidéos : il y a même des blogs qui s'y consacrent entièrement, avec ensemble et pourquoi pas l'avouer un certain talent. Emilien, Monsieur Dream par exemple (son site).

Donc pour son nouveau site Seesmic, l'objectif est de construire une communauté. Par communauté, comprenez une population présentant un profil similaire ou voisin : «l'important c'est que cela décolle, en termes d'audience et de notoriété notamment. Après, on s'intéresse aux revenus» dixit LLM. Une tribu. Mi captive, mi adicte et pleinement technophile. «Par exemple, il y a deux jours, il y a eu dans Seesmic une conversation à propos de l'iPhone avec 150 vidéos. Là, on peut mettre des liens commerciaux, des publicités, cela peut aussi être très intéressant en termes de sponsoring». Et si possible une population sensible aux marques : «On a fait des tests avec Nike. Seesmic pour les marques c'est un ' focus group' permanent et mondial, donc quand on leur parle de ça elles adorent».

Seesmic

Donc en fait de concept conversationnel par vidéo interposée, il s'agit plus d'un Youtube structuré et orienté vers un modèle conçu dés son origine pour être le réceptacle et le vecteur d'une campagne marketing. «Nous parions sur une reproduction du phénomène des Google Adsense mais en vidéo. Aujourd'hui c'est un phénomène marginal. YouTube fait quelques dizaines de millions de dollars de chiffre d'affaires là-dessus. C'est ridicule. Mais il faut commencer maintenant pour être prêt dans cinq ans. Nous allons mettre des « méta-data » sur les vidéos. Avec du texte».

________________________________________________________________________________________________________________ En savoir plus ... :

Site de MonsieurDreamSite de MonsieurDream


Site loic.tvSite loic.tv


Blog loiclemeurBlog loiclemeur


SeesmicSite Seesmic

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dimanche 22 juin 2008

Les nouvelles technos financeront la télé

Après sa dernière réunion le 18 juin, la commission Copé va rendre son rapport au Président de la République le 25 juin. Cette commission a vu le jour pour répondre à une idée présidentielle datant de début 2008 (cf billet du 10 janvier 2008 Sarkozy veut taxer les nouvelles technos pour financer les anciennes). Rappelons que l'objectif de cette mission conduite par Jean-François Copé est, essentiellement, de trouver des sources de financement pour répondre au vœu présidentiel de supprimer la publicité sur les chaînes publiques. Le résultat de cette mission est une myriade de mesures correspondant à autant de transferts financiers. L'objet de cet article est de se concentrer sur les mesures faisant entrer en scène internet comme vecteur de communication.

La proposition de la commission Copé qui touche le plus directement internet est actuellement une taxe de 0,5% sur le chiffres d'affaires global des opérateurs de télécommunications. Ce qui veut dire que sont touchés par cette taxation : l'accès internet, les télécommunications fixes, mobiles, les services internet (offre triple play, SMS ...).




Vu au travers du prisme de la stratégie économico-financière, c'est particulièrement bien vu. Faire financer France Télévisions, medium utilisé par un vecteur au taux d'équipement de 98% (donc a son maximum) par des media (accès internet et téléphonie portable) au taux d'équipement de 75% et en plein essor est d'une rare habileté et permet largement de voir venir.
D'un point de vue de tactique politique la mesure clef est cette fameuse taxation des télécoms. En fonction du curseur elle amènera entre 200 et 400 millions d'euros par an. Le problème est que la commission n'apporte aucune alternative au cas où l'application de cette mesure serait recalée au niveau constitutionnel ou européen.




Coté entrepreneurial, la mesure est accueillie fraichement et Frank Esser, président de la FFT, de rappeler que la mesure «... serait extrêmement dangereuse pour le secteur». C'est pour le côté mise en garde. Pour le côté dissuasif, Frank Esser ajoute : «C'est pourquoi, dans le cas où nos entreprises seraient amenées à supporter une taxation spécifique, elles pourraient n'avoir d'autre choix que de la répercuter sur leurs factures». Effectivement ça serait du plus mauvais effet chez les internautes que de voir apparaître une ligne sur leur facture internet ou portable : taxe pour le financement de France Télévisions.

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Blog web-mobilitéTaxation des nouvelles technologies pour financer les anciennes (10 janvier 2008)


Site International Herald TribuneArticle du International Herald Tribune (8 janvier 2008)


Interview d'Hervé Chaballier : 'Le secteur public restera sous financé'Interview d'Hervé Chaballier : 'Le secteur public restera sous financé'


Télérama : 10 propositions pour la télé publiqueTélérama : 10 propositions pour la télé publique

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vendredi 20 juin 2008

Net : le monopole des USA remis en question


Au moment où se réunit à Paris l'organisme californien Icann, qui gère les adresses de l'Internet mondial, Louis Pouzin, le «père» français du Net, explique ce que sera le réseau du futur.

Comment avez-vous été amené à concevoir, au début des années 1970, le protocole « datagramme », à l'origine de l'Internet ?

Lorsque j'étais informaticien à l'Institut de recherche en informatique et en automatique, aujourd'hui Inria, j'étais chargé de diriger le projet Cyclades, qui a abouti en 1973 à la mise en service de Cigale. Il s'agissait du premier réseau au monde à tirer parti du principe du «datagramme» [...]. Ce protocole sans précédent à l'époque permet d'acheminer des paquets de données transmis non seulement indépendamment les uns des autres mais aussi sans itinéraire prédéfini. Cette optimisation, qui a fait depuis lors le succès de l'Internet, fut mise en oeuvre pour la première fois en France il y a plus de trente ans. Elle a été à l'origine du TCP mis au point par l'Américain Vinton Cerf, lequel s'est inspiré de nos travaux au début des années 1970 pour déployer à une plus grande échelle que l'avait fait Cyclades ce qui deviendra l'Internet.

Le seuil du milliard de Terriens connectés à Internet via l'ordinateur a été franchi, certes. Mais à peine 20 % de la population mondiale utilise aujourd'hui la Toile...

Le deuxième milliard viendra bien plus rapidement que le premier, car les gouvernements et le secteur marchand ont pris conscience - grâce notamment au SMSI - de l'intérêt que présentent les TIC pour les pays développés et ceux qui le sont moins. [...] Mais la situation évolue vite avec les réseaux mobiles, qui permettront d'introduire un terminal fiable, de coût acceptable, en général subventionné par l'opérateur, rémunéré sur les services fournis et fonctionnant sur batterie. Pour le prochain milliard d'internautes, le «portable» sera très probablement la «porte» de l'Internet.

L'Internet sera-t-il capable de supporter des milliards de terminaux, de machines et d'étiquettes électroniques ?

Oui. L'Internet - dans une version que nous n'avons pas encore - pourra supporter des milliards d'objets connectés mais de façon graduelle. Faudra-t-il toujours dire «Internet» ou bien parler d'« intercom » ? Le nombre d'objets connectés à l'Internet aurait déjà dépassé depuis cette année celui des utilisateurs humains. Et ce nombre est potentiellement quasi illimité, avec notamment la prolifération des étiquettes d'identification par radiofréquence ou RFID. Et il y a déjà plus de 3 milliards de téléphones mobiles. Une nouvelle architecture est à inventer pour intégrer la mobilité des objets. L'Internet actuel, à la différence du GSM, ne gère pas cette mobilité. Les adresses IP sont attachées à un point fixe. Un nouveau type d'identifiant, indépendant de l'infrastructure de communication, est nécessaire pour permettre à un objet de vivre sa vie en différents lieux et dans une multiplicité de systèmes.

Ces nouveaux identifiants sont-ils pour demain ?

Comme ce type d'identifiant autonome n'existe pas encore, les applications inventent le leur. On voit ainsi apparaître une nouvelle génération de réseaux virtuels indépendants - comme Epcis pour la chaîne logistique, ou DOI - et superposés à l'Internet historique, dont ils n'utilisent que la fonction de transport. L'Internet des objets en est un autre exemple avec sa propre racine ONS. D'autres domaines font de même, pour la santé, la banque, l'automobile, l'état civil... Les liens hypertextes sur la Toile ont, eux aussi, besoin d'identifiants stables si l'on ne veut pas que la quasi-totalité d'entre eux soient invalides dans moins de cinq ans !

Va-t-on vers un « Web 3.0 » ?

Le « Web 3.0 », qui reste un slogan, désigne l'évolution naturelle de l'Internet vers un fourmillement d'objets en état permanent d'intercommunication. La miniaturisation et la réduction des coûts des capteurs d'information les rendent inévitables comme outils d'observation du monde réel (mouvement, température, son...) ou du monde virtuel (cours de Bourse, sondages, chiffres d'affaires...). La plupart des activités (politiques, militaires, économiques...) font appel à des masses croissantes d'informations collectées et analysées par des processus automatisés.

Présidant l'Union européenne à partir du 1er juillet, la France entend jouer un rôle dans l'Internet des objets...

La France joue déjà un rôle de pionnier dans la mise en oeuvre de la racine française de l'ONS. La société GS1 France, à laquelle adhèrent 30.000 entreprises, a pu convaincre ses partenaires européens de la validité d'une architecture de racines régionales interconnectées. Ce système, testé en France, est ouvert depuis avril 2008 et sera déployé en Europe. C'est une première pour les Vingt-Sept. D'autant qu'aux Etats-Unis sévit actuellement le monopole de la société Verisign, laquelle contrôle également l'annuaire de l'Internet ou DNS, ainsi que les noms des domaines « .com » et « .net ». Cette racine régionale ONS, gérée de façon indépendante, va favoriser le développement des étiquettes RFID.

Doit-on craindre pour nos vies privées ?

En effet, la question de la protection des données personnelles se pose. Faut-il ouvrir la boîte de Pandore ? La lecture des puces RFID peut se faire à quelques dizaines de centimètres de distance, à l'aide d'outils perfectionnés que des esprits malveillants pourront se procurer. Il faut donc sécuriser les échanges entre puce et lecteur. Pas toujours possible. [...] Mais peut-on s'assurer que cette opération est effective ? Des normes de protection seront nécessaires et il faut que l'utilisateur puisse mettre hors service la puce en question, et en vérifier l'effet, voire la détruire.

Vidéo, audio, TV, HD, 3D... Les réseaux (très) haut débit sont plus que jamais sollicités. Est-ce la fin de la « neutralité du Net » ?

Oui. La fin de la neutralité de l'Internet me paraît inéluctable. Une différenciation des services - et des tarifs - apparaîtra sur le marché. L'Internet historique est un milieu où tous les paquets sont égaux, non en longueur mais en priorité de transmission. Toutefois, des algorithmes de différenciation permettent d'optimiser soit l'usage de la bande passante, soit la qualité de service des applications. Travail interactif, voix, vidéo ou toute autre classe de services ont des caractéristiques différentes pour les utilisateurs : délai de transit, variation de délai, débit minimum, taux de perte... La satisfaction de ces critères a un coût. Les entreprises en savent quelque chose. Normal donc de traduire ces différences en niveaux de tarif. Payer ce que l'on consomme, comme au restaurant ! C'est là qu'il y a controverse. Les partisans de la neutralité du Net sont opposés à cette différenciation tarifaire et lui préfèrent la péréquation pour des raisons - non sans valeur a priori - de politique sociale, d'incitation à l'innovation ou encore d'aménagement du territoire.

L'organisation américaine Icann doit-elle continuer à gérer Internet ?

La situation actuelle imposée par les Etats-Unis - sans aucune légitimité internationale - suscite des critiques depuis plus de dix ans. Elle a été acceptée par tous les pays, jusqu'au jour où, en 2006, la Chine s'est décidée à devenir autonome. D'autres pays pourraient faire de même, s'ils l'osaient. Le sujet est politique. Des républicains américains ne se sont-ils pas opposés en 2005 à l'idée que le « .net » puisse être géré par une société allemande ? Le contrôle des Etats-Unis se justifie de moins en moins, à mesure que se développent les compétences nationales. Pour adapter l'Internet aux besoins de leurs citoyens, les gouvernements prennent davantage de responsabilités dans la gouvernance de l'Internet. C'est irréversible. La Tunisie vient de lancer un appel d'offres pour un DNS en arabe. Plus discrètement, les pays du Golfe ont un intranet arabisé.

Les Etats-Unis sont-ils les seuls à garantir la sécurité de l'Internet ?

Les Etats-Unis peuvent prétendre garantir la stabilité de l'Internet sur leur territoire. Mais l'affirmer pour les autres pays est un dogme états-unien. Début 2008, un tremblement sous-marin a interrompu durant plusieurs jours les accès au réseau dans les pays du Golfe, ainsi qu'en Inde et en Afrique orientale. En fait de sécurité, au sens technique, il n'y en a pratiquement pas dans Internet. L'expansion des spams en est la preuve. Sécuriser des échanges entre utilisateurs via des logiciels est possible, mais pas les échanges techniques entre les différents éléments du réseau. Des virus comme « I love you » ont neutralisé des sites par milliers, des jours durant. Un seul hacker peut contrôler un million de « zombies » (Windows infectés) et asphyxier des serveurs. Si Internet n'est pas plus souvent attaqué, on le doit à la surveillance de milliers d'équipes de techniciens, en majorité hors des Etats-Unis (organisations académiques, opérateurs de réseau, fournisseurs d'accès...), ainsi qu'à la «modération» des pirates soucieux de ne pas casser la machine.

Internet reste donc vulnérable...

Au même titre que les réseaux routiers, ferroviaires et électriques, Internet est une ressource stratégique, à protéger chez soi ou à détruire chez l'autre. [...] Des actions que les Etats-Unis pourraient eux-mêmes lancer contre d'autres Etats...

Sans autorité unique, y a-t-il risque de balkanisation du Net ?

Dans un contexte de régionalisation de la gouvernance de l'Internet, la notion d'autorité mondiale unique n'a plus de sens. La règle est le consensus sur l'essentiel, comme dans toutes les organisations internationales. Le spectre de la balkanisation, ou fragmentation, de l'Internet est souvent évoqué à l'encontre de cette tendance. Or, lorsque la plupart des informations utiles dans un pays arabe seront accessibles en arabe uniquement, ce sera peu utile si on ne connaît pas un minimum d'arabe. D'où l'intérêt de développer l'Internet multilingue. En revanche, les protocoles d'échange d'informations continueront de fonctionner, quelle que soit la langue [...]


L'anglais n'a-t-il pas déjà gagné la partie ?

L'anglais est devenu la langue d'échange internationale dans les rencontres, le commerce, la science ou encore la chanson. [...] La Chine, la Corée ou le Japon font exception, qui ont créé sur l'Internet des services dans leurs langues, alphabets ou idéogrammes. Le succès, immédiat, a relégué les Google et Yahoo! au rang de minoritaires. «L'Internet pour tous» sera dans la langue des utilisateurs ou ne sera pas.

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dimanche 15 juin 2008

Droit, Internet et vol d'identité

Sur internet vol d'identité, vol de données personnelles, usurpation d'identité sont monnaie courante. Ils ne reçoivent pas le même traitement dans tous les pays de l'OCDE, parfois certains pays ne reconnaissent même pas ces activités frauduleuses ni comme délit, ni comme crime. Manque d'harmonisation, différences de statut, font la part belle aux escrocs de tout poil. Les prémisses de législation mis en place deviennent assez vite inopérant par suite d'une plus grande évolution des techniques employées par les fraudeurs : phishing, pharming, spear-phishing... Une lutte efficace passerait par une définition commune admise par tous, un cadre législatif commun et des mesures de protection unifiées au niveau international.



Début 2008 l'affaire Allen aux Etats-Unis a permis de comprendre l'ampleur des dégâts possibles sur internet dans le domaine de la cyber-criminalité. Leur technique mise au point consistait à escroquer les banques en plusieurs phases :

  1. Vol de données personnelles de particuliers (noms, numéros de sécurité sociale, etc.)
  2. Se faire passer pour lesdites personnes
  3. Obtenir des cartes de paiement, ainsi que des crédits
  4. Vider les réserves d’argent disponibles
  5. Disparaître
Condamnation à 16 ans ½ de prison pour un montant total de préjudice se montant à plus de 150 000 €.



Selon un rapport publié par l’ITRC, pas moins de 446 brèches de sécurité ont été constatées aux États-Unis durant l’année 2007. Un nombre important de problèmes qui aurait exposé 128 millions de personnes à des possibles vols d’informations. Selon l’ITRC, ce type d’attaque est d’ailleurs en augmentation constante.

Au niveau de la perception de la cyber-criminalité, les internautes ne s'y trompent pas qui craignent plus le cyber-crime que le vol de biens physiques. Une étude faite par la société AVG Technologies aux Etats-Unis est éloquente à ce sujet : 60% des personnes interrogées craignent plus la cyber-criminalité que le vol physique; 20% pour la proposition inverse. Ce sentiment reflète également un changement dans la nature du cyber-crime qui passe d'activité ludique pour ado en mal de sensation à industrie orchestrée par des organisations criminelles russes ou chinoises. J.R Smith, p-dg d'AVG Technologies. «En quelques années, l'origine du danger a complètement changé, passant de l'état de hobby pour les cyber-criminels à celui de véritable métier».



Une première tentative de faire prendre conscience de l'importance du problème avait été faite en 2005 par le sénateur américain Patrick Leahy : « Aujourd’hui, les Américains vivent dans un monde où leurs informations personnelles les plus sensibles peuvent être consultées et vendues au plus offrant, en à peine quelques frappes de touches sur un ordinateur. Nos lois protégeant la vie privée traînent considérablement derrière les capacités de nos technologies et l’adresse des voleurs d’identité. Cette législation est une étape importante et significative pour aider à refermer cet écart.» Malheureusement, Georges Bush aidé par les attentas de 2001 ont permis de développer et imposer sans peine le mouvement du tout sécuritaire sans le contre-pouvoir nécessaire à toute opération sécurisée. Les points soulevés par le sénateur Leahy n'ont pas pour autant été enterrés et le projet de loi initialement écarté fait l'objet d'attentions particulières de la part des opposants au tout sécuritaire.

Aujourd'hui, en Europe, mis à part le Royaume-Uni, aucun pays n'a de législation spécifiquement orientée vers le cyber-crime. La France a eu un projet de loi en 2005, qui avait par la suite été rejeté au motif que les délits et crimes (y compris cyber) étaient déjà punissables avec l'arsenal existant du code pénal, au titre d'usurpation d'identité, fraude, dissimulation, diffamation etc.
________________________________________________________________________________________________________________ Documentation sur le sujet ... :

Document pdfACPR - Australian Centre for Policing Research (En anglais)
Review of the legal status and rights of victims of identity theft in Australasia

Site internetPublic Safety Canada - Report on identity theft (En anglais)


Document pdfDepartment of Homeland Security, SRI International Identity Theft Technology Council, and APWG (Anti-Phishing Working Group) (US) (2006) (En anglais)
The Crimeware Landscape: Malware, Phishing, Identity Theft and Beyond, October 2006

Document pdfCAO (Cabinet Office) (Japan) (2006) (En anglais)
Summary Report on the Enforcement Status of Act on the Protection of Personal Information in 2005

Site internetENISA - European Network and Information Security Agency (En anglais)


Document pdfEuropean Commission (2006), Special Eurobarometer, Consumer Protection in the Internal Market (En anglais)

Document pdfDeloitte Touche Tohmatsu, 2006 Global Security Survey (En anglais)


Document pdfCMC - Consumer Measures Committee - Canada (2005) (En anglais)
Working Together to Prevent Identity Theft, A discussion paper for public consultation

Document pdfCommunication from the Commission to the European Parliament (2007) (En anglais)
Towards a General Policy on the Fight against Cyber Crime

Document pdfFTC - Federal Trade Commission (2006) (En anglais)
President’s Identity Theft Task Force Summary of Interim Recommendations

Document pdfPricewaterhouse Coopers (2006) (En anglais)
The Global State of Information Security

Site internetOCDE - Anti-spam task force

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dimanche 8 juin 2008

Les investissements dans les media sociaux

Un rapport de ContentNext fait le point sur l'évolution des média sociaux durant la période allant de janvier 2007 à mars 2008.

Les investissements par catégorie

Les investissements :

  • 400 opérations d'investissement pendant la période
  • 341 opérations dévoilées pour un montant de $2,763,715,000.
  • l'investissement moyen est de $8,104,736
Les acquisitions :
  • 131 opérations d'acquisition
  • 41 opérations divulguées pour un montant de $13,422,310,000
  • le montant moyen d'une acquisition est de $327,313,415
  • le montant des acquisitions va de $350,000 à $6,000,000,000
  • le nombre des acquéreurs est de 96


Les acquisitions par catégorie

Les investisseurs les plus actifs :
  • Common Angels (12 tours de tables)
  • Accel Partners (9 tours)
  • Edgestone Capital (9 tours)
  • General Catalyst Partners (9 tours)
  • JK&B Capital (9 tours)

Les acquéreurs les plus actifs :
  • Internet Brands (7 transactions)
  • Yahoo! (5 transactions)
  • Disney (4 transactions)
  • Handheld Entertainment (4 transactions)
  • Google (4 transactions)

La ventilation des opérations en capital :
  • Création Media et partage(101 opérations d'investissements et 19 acquisitions)
  • Réseaux sociaux (113 investissements et 52 acquisitions)
  • Services (53 investissements et 18 acquisitions)
  • Contenu (58 investissements et 26 acquisitions)
  • Mobile (3 investissements et 2 acquisitions)

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samedi 7 juin 2008

Le boum de la vidéo online

23,2 millions d’Internautes français ont regardé 2,1 milliards de vidéos en ligne au cours du mois de Janvier 2008.

Le site vidéo français Dailymotion.com second derrière les sites Google

Les sites Google, menés par la popularité de YouTube.com (qui a représenté 95 % de toutes les vidéos regardées sur ces sites en Janvier), ont représenté 28,8 % de toutes les vidéos en ligne visionnées en France. Malgré cette position de leader parmi les sites de vidéo en France, c’est dans ce pays que les sites Google enregistrent leur plus basse part de marché parmi les quatre autres pays dans lesquels comScore Video Metrix existe : Ils ont représenté 47,9 % de parts de marché au Canada, 41,6 % en Allemagne, 45 % au Royaume-Uni et 33,4 % aux U.S.A.

Classement en nombre de visiteurs uniques

Le site de partage de vidéos français Dailymotion.com, s’est classé en deuxième position avec 16,8 % de vidéos regardées, suivi par deux autres sites français : Les sites du Groupe TF1 (1,9 % de parts) et les sites Iliad/free.fr (0,6 % de parts).

Les Internautes Français ont regardé 90 vidéos par personne en Janvier

23,2 millions d’Internautes Français ont regardé une moyenne de 89,9 vidéos par personne en Janvier. Les sites Google ont attiré le plus de spectateurs (12,2 millions), avec une moyenne de 49,4 vidéos par personne, suivis de près par Dailymotion.com, qui a attiré 10 millions de spectateurs ayant regardé une moyenne de 34,9 vidéos par personne. Le Groupe TF1 a attiré le troisième plus gros groupe de spectateurs (4,2 millions), suivi par les Sites Microsoft (également avec 4,2 millions) et les Sites AlloCiné (2,3 millions).

Classement en nombre de vidéos visionnées

On a pu constater en janvier 2008 les faits suivants :

  • 79,5 % du total des internautes français a regardé des vidéos en ligne.
  • Les spectateurs de vidéo en ligne français ont regardé tout confondu un total de 140 millions d’heures de contenu vidéo.
  • Les spectateurs français ont regardé un total de 28 millions d’heures de vidéo en ligne sur Dailymotion.com, ce qui est plus que sur tout autre site.
  • 11,8 millions de spectateurs ont regardé 571 millions de vidéos sur YouTube.com (48,4 vidéos par spectateur).
  • La durée moyenne des vidéos en ligne était de 4 minutes.


________________________________________________________________________________________________________________ Ces articles peuvent vous intéresser ... :

Le marché de la publicité vidéo onlineLe marché de la publicité vidéo online

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vendredi 6 juin 2008

La Bbox par Bouygues Telecom

Longtemps annoncée, la campagne promotionnelle pour le lancement de la Bouygues Box Bbox, est effective depuis aujourd'hui. Uniquement sur le site évènementiel de Bouygues Telecom : http://www.bientotbbox.bouyguestelecom.fr/

Bbox par Bouygues Telecom

Bouygues se lance donc dans l'ADSL haut débit directement en triple play avec la Bbox. Pour l'instant très peu d'informations ... A suivre donc sur le site de Bouygues.


________________________________________________________________________________________________________________ En savoir plus ... :

Site Devex.comSite Bbox Bouygues


CNET France : comparatif des offres FAICNET France : comparatif des offres FAI

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