Alors qu'on trouve à droite et à gauche dans la blogosphère des billets qui font état d'une carte sur Google Maps qui permettrait de suivre la progression de la fièvre porcine (le virus H1N1); la recherche d'information en langue anglaise pour l'expression 'swine flu' bat tous les records aux Etats-Unis ces derniers jours.
En référence, j'ai positionné les recherches pour les mots facebook et youtube qui sont habituellement les mots les plus recherchés.
Idem pour le terme espagnol similaire dans les recherches (cf. graphique ci-dessus) les plus fréquentes au Mexique : 'influenza'.
Alors que la radio en sourdine annonce que l'OMS a passé l'alerte au niveau 5 : pré-pandémique.
Facebook étonne. Parce qu'il a une ascension fulgurante surtout parmi la jeunesse. Parce qu'il est adopté pense-t'on sans sens critique aucun. C'est oublier le retour de baton que s'est pris Marc Zuckenberg après avoir imaginé que Facebook pouvait s'approprier tout le contenu de tous ses utilisateurs.
Facebook fait peur. Il donne la chair de poule à tous ceux qui, trop hermétiques aux nouveaux phéomènes sociétaux et/ou incapables de les appréhender, préfèrent, un peu comme le renard de la fable, décréter que les raisins sont décidément beaucoup trop verts. Donc non comestibles.
Facebook fait fantasmer par l'influence qu'on lui prête. Influence mesurée au nombre de ses abonnés, multipliée par le pouvoir d'achat supposé des classes d'âges qu'il représente. Vous ajoutez à cela un soupçon d'interdit, de révolution et d'extrêmismes de tous bords et le tour est joué.
Et pourtant sur Facebook, il n'y a pas que des ados boutonneux qui testent leur libido naissante à coups de Biactol. Ni des pervers sexuels aux aguets à la recherche de leur nouvele proie.
Il y a également des gens bien, très bien même, équilibrés, adultes, même aux plus hautes responsabilités de ce pays. Des gens qui parlent de tout et de rien, de la vie, de leur vie, avec ce qu'il faut de retenue de sensibilité et de vérité. La secrétaire d'Etat à l'Economie numérique Nathalie Kosciusko-Morizet, vient d'annoncer sa grossesse sur Facebook. En quelques mots dessinés simplement elle a remis les pendules à l'heure le plus courtoisement du monde. Chacun est désormais fixé quant à la limite qui ne devra pas être franchie
Google introduit une nouvelle fonctionnalité assez révolutionnaire dans le monde de la recherche : la recherche par similarité d'image.
Cette fonctionnalité permet de rechercher des images à partir d'autres images au lieu de taper un mot dans le champ de recherche. Pour cela Google part du principe que la plupart des images ont des liens entre elles. On peut ainsi naviguer d'image en image à partir d'un lien 'Similar Image' au bas de chacune d'elles. Une façon comme une autre de très vite passer du coq à l'âne
Dear Yahoo! Alerts user, Thank you for using the Market Summary Alerts service.
Please note that we will shut down this service on April 17th, 2009. As a result, you will stop receiving email/IM/SMS messages after April 17th for this service. We apologize for any inconvenience caused.
Thank You! Yahoo! Alerts Team
C'est par ce laconique message que Yahoo annonce l'arrêt de son service d'alerte. Il fait suite à l'arrêt il y a quelque temps de Yahoo!Porte-Documents. Pour rafraichir la mémoire des plus jeunes, à l'époque ou Google même n'existait pas encore, Yahoo était le seul système web-based d'alerte gratuit sur les nouvelles pages web indexées.
Probablement trop concurrencé par celui de Google. Et pourtant, Yahoo!Alert avait des fonctionnalités particulières inexistantes dans Google. A2insi on pouvait paramétrer des alertes sur les décalages à la hausse ou à la baisse des valeurs boursières de toutes les grandes bourses mondiales.
La loi HADOPI a été adoptée hier 2 avril 2009. Quels sont les éléments de droit qui pourraient aujourd'hui changer cette nouvelle donne juridique ?
La solution pourrait venir de l'Europe. Le Parlement Européen étudie une proposition visant à faire de l'accès à internet un droit fondamental. Parmi les propositions actuellement étudiées, l'une d'entre elles vise à renforcer la protection des libertés fondamentales sur internet et considère internet comme un vecteur de renforcement des droits fondamentaux (liberté d'expression, droit à l'éducation). L'amendement déposé par Jean-Marie Cavada et Jacques Toubon (députés européens UMP), qui prévoyait que « l'accès à Internet ne doit pas faire l'objet d'abus aux fins d'activités illégales et qu'un juste équilibre entre les différents droits fondamentaux garantis en droit communautaire doit être respecté », a été rejeté.
Il n'empêche que cette direction est intéressante à analyser au niveau du droit. En pratique, cela veut dire qu'internet reconnu comme droit fondamental, sera défini comme un droit personnel, attaché à l'individu dés sa naissance, inaliénable et opposable, y compris à la force publique.
Interviewé quelques minutes après le vote d'Hadopi à l'assemblée, Jim Kerr des Simple Minds donne son avis sur la nouvelle loi 'création et internet'
Second problème soulevé par le droit européen, celui de la sanction par coupure d'internet. Internet considéré comme vecteur de la liberté d'expression, couper internet serait assimilé à une réduction de la liberté d'expression, à une sorte d' « exclusion démocratique ». C'est inacceptable du point de vue du droit européen.
On mesure là encore le degré d'incompatibilité et d'éloignement entre les mesures répressives de la loi HADOPI et les recommandations européennes. Ce projet européen à l'étude ne devrait cependant pas avoir de conséquences contraignantes ... pour l'instant. Il est pourtant fort à parier qu'avec le temps et l'aide des internautes directement concernés, cette antinomie entre droit français répressif et liberté europenne disparaisse au profit du droit européen, au grand damme des lobbies industriels et des maisons de disques.
Au revoir dispoisitions HADOPI....
[EDIT 14/04/2009] : Depuis, la loi HADOPI a été retoquée à l'Assemblée Nationale, mais comme l'ont promis Roger Karoutchi et Christine Albanel, elle sera de nouveau présentée à la fin de ce mois. La problématique de ce billet reste donc valable.